Biarritz possède à la fois le charme de ces
vieilles dames anglaises et la vigueur du surfer bariolé
dévalant une vague presque apprivoisée. Mythique, cet
humble village de pêcheurs vit d'abord s'élancer par
dessus ses déferlantes, les chasseurs de baleine à la
poursuite du Léviathan avant qu'il ne devienne une des
capitales mondiales des dévaleurs d'écume. Pourtant
bien des siècles ont passé avant que des foucades
princières ne transforment un petit port paisible en
villégiature des grands de ce monde venus respirer un air
vivifiant pour leurs filles à marier. Quant à
Napoléon III, il y bâtit, pour les beaux yeux
d'Eugénie, un palais qui deviendra plus tard l'un des fleurons
de l'hôtellerie mondiale. Histoire un peu folle que celle de
Biarritz, elle en a laissé d'ailleurs un désordre
architectural qui fait tout le charme d'une ville qui
désormais n'est plus l'apanage des princes. Les grands
couturiers ont toujours leurs boutiques, mais les portes du Casino
s'ouvrent à tous.
On préfèrera peut-être de longues
errances le long de ses plages, depuis la pointe Saint Martin
d'où le faisceau du phare balaie plus loin que l'horizon,
jusqu'au bout du promenoir de la Côte des basques. Le promeneur
ne manquera pas de passer par la splendide
villa Beltza gageure architecturale,
dont les clochetons dominent la conjuration de rochers
tourmentés, saupoudrant les rivages biarrots. Avant d'arpenter
les digues du port
des pêcheursou de se poser sur une des terrasses de
ses cafés, lerocherde la
Vierge reste l'incontournable déambulation.
11 juillet 2003, des centaines de personnes ont assisté au spectacle
nocturne offerts par la Ville dans le cadre de la mise en lumière
du Port Vieux.